• Le village rwandais de Nyamyumba, habité
presque exclusivement de veuves et d’enfants ayant survécu
au génocide, a vu naître un nouveau projet en janvier
2004. Cette fois le but était d’accompagner la communauté
vers l’indépendance et l’autonomie. Tous les
travaux entrepris ont été effectués par les
habitants du village, aidés par des maçons professionnels
et par un chef de chantier. Tous ont perçu un salaire et
tout de suite le bien-être, l’enthousiasme et l’esprit
de groupe se sont installés. Ceci a permis à la communauté
de constituer une coopérative qui gère les projets
en synergie avec nous. Après avoir remis en état l’école
primaire déjà existante, nous avons construit une
école secondaire avec 4 salles de cours, réfectoire,
cuisine et salle des enseignants; en janvier 2006 l’année
scolaire a pu commencer. La cuisine, qui compte 5 cuisiniers, tous
de Nyamyumba, distribue un repas par jour aux 340 enfants de l’école
primaire et 3 repas par jour aux internes de l’école
secondaire (coût mensuel : 1’500USD).
• 2 dortoirs avec services d’hygiène
seront prêts fin 2006 pour le début de l’année
2007 (au Rwanda presque tous les élèves sont des internes)
• L’aqueduc a été remis
en état par Mabawa, ce qui représente la fin d’une
période très dure pendant laquelle il fallait parcourir
des kilomètres pour aller chercher l’eau qui de plus
était polluée. Aujourd’hui le village dispose
de 5 fontaines.
• La boulangerie est opérationnelle
depuis le mois de mai 2006 et 6 personnes y travaillent. Les garçons
du village distribuent le pain dans toute la région. Le fonds
de caisse actif est de 300'000 FRW (env. 530 USD) et il permet de
verser les salaires et acheter les matières premières.
Elle est désormais autonome.
Mabawa a pris en charge l’agrandissement des locaux, rendu
nécessaire par la production croissante.

• La « banque des vaches » a été
mise sur pied : on ne devient propriétaire de la vache qu’après
l’avoir remboursée en donnant un veau a une autre personne.
Actuellement il y a 75 vaches dans le village de Nyamyumba, dont
50 ont été données par Mabawa. Il en manque
encore une vingtaine pour satisfaire les besoins des familles les
plus démunies. Les vaches donnent le lait aux enfants et
l’engrais pour les cultures, mais représentent également
un signal culturel important de retour à la normalité
après la perte de tout le bétail pendant le génocide.
Nous avons reçu un magnifique taureau (croisé50% local
50% jersey) du Ministère de l’Agriculture en reconnaissance
pour la contribution de Mabawa à l’élevage local.
On prévoit la naissance de nombreux petits veaux à
l’avenir! Par ailleurs, le Ministère a promis des visites
de contrôle régulières de la part de son service
vétérinaire.
• La banque des poules œuvre selon le
même principe et 300 poules ont été données
ainsi que des coqs. Actuellement la peur de la grippe aviaire en
a arrêté la distribution.
• Presque toutes les maisons du village (114
foyers) nécessitent de travaux de rénovation ou reconstruction
: souvent elles sont dans un état catastrophique, ayant été
construites en 1995, tout de suite après le génocide
et par des personnes inexpérimentées.
Mabawa a réalisé 10 maisons plus une dite «
de passage », destinée à accueillir les familles
pendant la construction des nouvelles habitations. Elle pourra également
être utilisée par les ouvriers engagés sur le
chantier pour une courte période.
Chaque maison comprend l’habitation principale (séjour
et 3 chambres), la cuisine et les services à l’extérieur.
Les familles reçoivent les meubles de base: des lits avec
des matelas, 2 bancs pour le salon, un meuble pour ranger les habits,
les draps et les couvertures outre au matériel de base pour
la cuisine.
Vingt-trois maisons supplémentaires sont en attente d’être
rénovées out reconstruites complètement.
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Le dispensaire existant a reçu
de nouveaux médicaments en quantité suffisante
(il sert 8’000 personnes dans le district) et a été
remis en état par Mabawa, qui finance également
la visite d’un pédiatre une fois par mois, pour
s’occuper des enfants et des adultes… |
• La préparation du terrain dite «
à terrasses radicales » est en train de s’avérer
le pilier du Projet Nyamyumba, et les collines sont ainsi exploitées
au maximum. Sous la direction des techniciens de l’école
d’agronomie, la communauté a achevé la préparation
des 10 hectares prévus dans la première phase, Les
plaines ont été traitées avec du ciment et
les pentes avec des herbes pour le forage. Les travaux ont été
exécutés avec la participation de tout le village
et Mabawa a versé un petit salaire aux travailleurs. Au mois
de septembre des pommes de terre et du blé ont été
semées et des petites parcelles (env. 1'000 m2) confiées
aux membres de la communauté. Une partie de ces parcelles
restera à disposition de Mabawa pour cultiver le forage pour
les vaches de la fromagerie en construction et pour tester d’autres
typologies de produits (arbres à fruits, légumes,
etc.).
• En effet l’année prochaine sera
créée une fromagerie avec 40 vaches à lait
et des chèvres. Le terrain nous a été mis officiellement
à disposition et les travaux de terrassement ont déjà
commencé.
• Nous aidons 5 familles particulièrement
vulnérables (personnes âgées, veuves avec beaucoup
d’enfants ou malades), qui reçoivent chaque mois de
la farine protéinée, pour un équivalent de
15 USD par famille.
Vingt-quatre familles en difficulté reçoivent tous
les jours des bons pour le pain pour 11USD par mois par famille.
Chaque semaine tous les enfants de l’école reçoivent
un petit pain.
50 Kg de semence de haricots ont été distribués
aux familles nombreuses afin qu’elles puissent satisfaire
leurs besoins alimentaires en cultivant les jardins potagers familiaux.
250 couvertures ont été distribuées à
la communauté, mais il en manque encore beaucoup.
De nombreuses personnes dorment encore à 2 ou 3 sous la même
couverture. D’autre part, avant notre arrivée, il n’y
avait pas de couvertures du tout! Des habits en provenance de Suisse
ou achetés sur les marchés locaux ont été
distribués à maintes reprises.
Le projet Nyamyumba devrait amener le village à
l’indépendance d’ici 5 ans, peut être même
moins…
Leur bonne volonté est fondamentale au bon essor du projet
et pour l’instant l’enthousiasme ne semble pas faire
défaut.
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